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Mise en place des actions de prévention de la maladie de Lyme par les ARS

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La maladie de Lyme fait l’objet aujourd’hui de nombreux débats et controverses, du fait de son polymorphisme, des difficultés diagnostiques et des difficultés de prise en charge des formes tardives. De façon plus générale, c’est l’ensemble des maladies transmissibles par les tiques qui font l’objet de controverses, compte tenu du déficit de connaissances précises sur les agents pathogènes qu’elles transportent et qu’elles peuvent transmettre à l’homme. C’est pourquoi la Ministre chargée de la santé a diffusé, fin 2016, un plan de lutte contre la maladie de Lyme et les maladies transmissibles par les tiques. Son objet est de répondre concrètement aux inquiétudes légitimes exprimées par les citoyens et les associations.

http://solidarites-sante.gouv.fr/soins-et-maladies/maladies/maladies-infectieuses/maladie-de-lyme

Ce plan comprend 5 axes dont les principaux pour les Agences régionales de santé concernent des actions de prévention et la mise en place de filières de soins pour lutter contre l’errance médicale.

les actions de prévention

L’Agence nationale de Santé Publique a élaboré des documents d’information, élaborés avec la Direction Générale de la Santé, sur la prévention

des maladies transmises par les piqûres de tiques afin prévenir ces pathologies. Cette campagne d’information comprend :

 

  • Un nouveau dépliant sur la prévention de la maladie de Lyme « Les conseils de Prudence » à destination des enfants ; (Dépliant d'information à destination des enfants sur la maladie de Lyme, infection due à une bactérie transmise par les piqûres de tiques, et non contagieuse : qu'est-ce qu'une tique ? Pourquoi éviter leurs piqûres ? Comment s'en protéger et comment les traquer ?)
  • Un dépliant « Maladie de Lyme » qui informe la population sur les risques induits par les piqûres des tiques et l’incite à adopter des gestes de prévention ;

« Prévention de la Borréliose de Lyme ». Ce document sera adressé aux médecins de la région par l’intermédiaire du conseil de l’ordre.

(Vous trouverez en pièces jointes les 2 dépliants « grand public »).

La mise en place de centres spécialisés de prise en charge

La Haute Autorité de Santé (HAS) a constitué le groupe de travail, comprenant les associations, et organisé les premières réunions visant à élaborer le protocole national de diagnostic et de soins (PNDS). Différentes réunions sont programmées d’ici à septembre 2017 où ce PNDS sera publié. Dès publication de ce protocole, les ARS seront mobilisées via une instruction pour, à la fois, désigner des centres spécialisés de prise en charge pour mettre en œuvre ce PNDS et organiser des formations pour les médecins de 1er recours.

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La maladie de Lyme, qu’est-ce que c’est ?

La Borreliose de Lyme, plus communément appelée maladie de Lyme, est une infection bactérienne transmissible à l’homme par piqûre de tiques. Cette infection est répandue dans le monde et il est dénombré quelques milliers de cas par an en France. Lorsqu’elle n’est pas traitée, la maladie peut mettre plusieurs années à se développer. Les chercheurs parlent de maladie émergente, car les cas sont de plus en plus nombreux.

Symptômes de la maladie de Lyme

La piqûre de tiques arrive le plus généralement au niveau des membres inférieurs. Elle peut aussi subvenir au niveau du visage chez l’enfant. L’évolution de la maladie se fait en trois phases dont les durées peuvent être très variables d’un individu à un autre. Les symptômes de la maladie de Lyme sont donc nombreux et se répandent sur plusieurs phases.

De plus, les périodes entre les phases peuvent être asymptomatiques d’un individu à l’autre. Néanmoins, plusieurs symptômes vous permettront de détecter la présence de cette infection.

Première phase de la maladie

La lésion cutanée représente la phase dite primaire de la maladie de Lyme. Vous devriez pouvoir diagnostiquer visuellement l’infection puisque les éléments les plus classiques se manifestent sur la peau. Une tache plus ou moins rouge, très semblable à une piqûre de moustique, devrait apparaitre très rapidement sur votre peau. La piqûre d’une tique évolue cependant dans le temps, puisqu’au bout de 3 jours, cette tache peut s’étendre et avoir un diamètre de deux centimètres.

Au bout d’un mois, la piqure continuera de s’agrandir et devrait atteindre les 10 centimètres de diamètre. Dans certains cas, elle peut même dépasser les 45 centimètres. Cette tache, appelée érythème chronique (ou ECM), ne démange pas et évolue toujours de façon centrifuge. L’ECM pourra, parfois, être entouré d’un anneau rouge. Attention, une inflammation peut être présente si cette partie est chaude.

Durant cette première phase, vous pourrez constater des :

  • Maux de tête ;
  • Poussées de fièvre ;
  • Frissons ;
  • Douleurs articulaires et musculaires.

Il est à noter que 20% des personnes atteintes par cette maladie, l’ECM reste très discret, disparait au bout d’un mois et l’individu n’aura pas remarqué sa présence. La maladie de Lyme passera totalement inaperçue et aucun traitement n’aura été pris. Ces cas peuvent être graves, puisque la maladie pourra se compliquer durant la seconde phase.

Seconde phase de la maladie

La deuxième phase de la maladie de Lyme peut subvenir quelques semaines, voire quelques mois après la première phase, soit la piqûre d’une tique et si aucun traitement n’a été pris par l’individu. Cette seconde phase pourra être définie à l’aide de plusieurs points comme des vertiges associés à une fatigue générale. Mais il est important de surveiller les points suivants :

  • Une apparition, comme durant la première phase, de lésions cutanées, soit de tache rouges ;
  • Des douleurs au niveau des articulations commenceront à apparaitre, avec de l’arthrite dans les grosses articulations comme les genoux, les épaules, les coudes, etc. ;
  • Des troubles neurologiques, des méningites, voire de paralysies faciales ;
  • Des troubles cardiaques dans certains cas, il a déjà été observé des syncopes, des palpitations, etc.

Il devient primordial de traiter la maladie, sans quoi la troisième phase pourrait se développer, des années plus tard pour certains individus, dans des conditions pouvant être très graves.

Troisième phase de la maladie

Si la maladie de Lyme n’a pas été traitée au cours des deux premières phases, la troisième pourrait se révéler fatale à l’individu infecté. Tous les symptômes précédemment cités s’aggraveront doucement, devenant chroniques, au cours de cette dernière phase qui peut se déclencher des années après l’infection.

Tous les organes pourront être infectés et s’étendront au niveau des nerfs, des yeux, des articulations jusqu’à contaminer le cœur et la rate. De plus, des atrophies de parcelles de peau pourra être constaté. Celle-ci deviendra très fines, voire transparentes et donnera un effet papier froissé tirant sur les rouges violets. Les conséquences cardiaques pourront aussi être grave en fonction des infections.

A noter que l’évolution vers cette troisième phase reste extrêmement rare, même dans le cas où l’individu n’aura pris aucun traitement.

Dernière mise à jour le 02.08.2017

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